1/4 heure photo du 28 Septembre 2016 : "Fred & Bruna" par Alain Goirand

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Une première analyse  de Christian Sauter :

L'intention d'Alain est claire. La photo proposée est vivante et « prise sur le vif ». Bonne incitation à notre égard pour le thème de la prochaine exposition.

Connaissant l'auteur, il ne pouvait s'agir que d'une proposition en noir et blanc. Le sujet l'impose d' ailleurs naturellement. Le plan est serré et frontal. La lecture de ce message humaniste est évidente. L’œil suit une ligne en diagonale et parcourt, par des aller-retours, des éléments expressifs très bien rendus : un visage d'homme, sa main resserrée, sa chienne, les regards et bien sûr la langue sur le menton de son maître. Cette composition là signifie un sentiment réciproque de grande empathie entre les protagonistes.

On croit presque entendre « tu es ma chienne, tu es mon maître »

 

 1/4 heure photo du 08 Juin 2016 : "L'écume des jours" par Roland Jacquet

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Une première analyse  de Armand Troestler :

L’image est construite sur une ligne dynamique, une diagonale, celle du bastingage, qui la divise en deux.
Au premier plan le bateau avec deux jeunes femmes assises près du garde-corps. Dans la partie opposée, la mer, l’écume, le jet-ski placé exactement, et pas par hasard, entre les filles. Celles-ci observent avec plus ou moins d’attention l’homme s’approchant ou les suivant en scooter des mers dans le sillage blanchâtre du navire.
Elles sont vues de dos et on ne peut donc que deviner leurs regards à leur attitude. Celle de gauche semble plus attirée par le nouvel arrivant : elle a la tête relevée, symboliquement un bras de l’autre côté de la balustrade. Celle de droite semble plus indifférente et repose sa tête sur ses bras croisés.
Par contre, on remarque bien le regard souriant et un peu racoleur de l’homme assis sur son engin, tourné vers elles comme s’il voulait les rejoindre. Un regard sans lequel, à mon avis, cette photo perdrait beaucoup de son intérêt.

 1/4 heure photo du 25 Mai 2016 : "Les pistes cyclables" par François Spring

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Un premier commentaire de Alain Thébault :

François, j’aime les photos qui m’arrangent, et pour parler de la tienne, il convient de prendre la bonne piste. Une page d’histoire, certes, qu’il me faut décrypter et le tout sur la position « arrêt » à l’ouverture. Je ferme les yeux et me voici en route pour l’aventure !
François aime enfourcher sa bicyclette et longer le canal du Rhône au Rhin afin de mesurer des performances qu’enfin j’ose imaginer. Après quelques minutes, j’ouvre les yeux.
À la lecture de l’image, je partage la démarche de François sur le fait qu’il puisse mettre pied-à-terre à l’approche d’un obstacle, ceci afin d’éviter d’embrasser cette pile de pont et voir trente-six flashs et perdre les trente-six vues de sa pellicule Ilford XP2. Je le vois le grand François qui dégaine avec son mythique et incassable Konika Hexar.
"Je vais me le faire ce pont, rien à l’horizon, j’arme et je déclenche". Vous avez devant vous le résultat.
Premier constat, la lumière a emprunté le canal et projeté François dans la dure réalité. Mais ce pont massif fait de l’ombre ! Deux panneaux font de la résistance, les arbres se plaignent, un cycliste s’échappe afin de connaître sa nouvelle destinée.

 1/4 heure photo du 11 Mai 2016 : "Félix, le gaucho buvant son maté" par Gilbert de Murcia

QHP du 11 mai 2016 : Gilbert de Murcia

Une première analyse de François Spring :

Gilbert est un habitué des places de podium : ses photos se classent très souvent dans les 3 premières des photos du mois. Gilbert est un bon ami, enfin j’espère que ça va continuer après ce soir, Gilbert est un homme tenace, quoique quelque fois impatient, il peut même être brutal … avec ses fichiers j’entends !
Cette photo je la connais bien puisque dès son retour d’Argentine, il me l’a fait parvenir, dans un avant-goût du futur album qu’il allait mettre sur son site, parmi d’autres dont celle classée première pour le mois de mars : la charrette abandonnée, une parfaite réussite.
Pas d’impatience, j’y viens ! mais un peu avant je voudrais encore parler d’une autre série de photos faite par Gilbert en Auvergne et plus précisément dans une étable où un agriculteur s’occupait à la fourche de la litière de ses génisses, je lui avais cité cette photo comme typique de l’erreur d’exposition à ne pas faire lorsqu’on est confronté à une lumière très difficile : et je lui montrai que s’il avait pré-visualisé sa photo il aurait vu que les quelques hautes lumières éclairant la scène seraient toutes grillées s’il suivait les indications de son appareil, en tous cas s’il s’agissait bien de rendre au mieux l’impression ressentie.

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