L'arrivée du Tram à Illkirch-Graffenstaden

Immortaliser les instant de la 1ère mise en circulation ouverte au public, c'est le défi qui a été imaginé par la Vill'A et l'Eurométropole. Ce défi a été relevé par un groupe de 16 photographes amateurs, accompagnés par trois membres du club photo local, le Club PhotoGraff'. L'objectif de cette journée du 23 avril 2016 consistait à réaliser des prises de vues photos tout au long du nouveau trajet de la ligne A, figer ces instants passagers dans les boitiers numériques (Réflexes - Bridges - Compacts - Smartphones) quelle que soit la météo du jour, trier et enfin agrandir ces images pour vous les restituer dans le cadre de cette exposition unique. Anthony, Caroline, Denis, Gilbert, Jacky, Jean-Yves, Joseph, Klaudia, Marie-Élisabeth, Meriem, Michel, Nathalie, Nicolas, Simone, Sophie et Steeve, accompagnés de Bruno, Louis et Pierre, vous laissent leurs photos en souvenir de cette journée.
"Merci pour cette belle journée (ensoleillée à l'intérieur), difficile de faire un choix des photos"… "Choisir c'est renoncer ... Un grand merci à vous tous"… "Bravo et merci pour ce moment très sympa"… "Citoyen allemand, bolivien, québécois, français... un chouette groupe"… "Une expérience unique, la richesse d'un groupe dans toutes ses diversités, le partage autour d'un thème commun, merci pour cette belle initiative ... à reconduire !".

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 1/4 heure photo du 27 Avril 2016 : "Ils passent r'elles" par Bernard BERTRAND

2016 04 qhp bbert cc
Une première analyse de Denis MOURON 

J’avoue que j’ai hésité avant d’accepter la proposition de Bernard… Et puis je me suis dit qu’il fallait bien y passer un jour ! Je vais donc tenter de vous livrer l’analyse d’un néophyte en la matière. Merci donc pour votre indulgence…

A la première lecture de la photo, j’ai commencé par ressentir une impression de tranquillité, de plénitude, tout comme l’eau qui s’écoule lentement, avec ces alternances de nuances de gris, de flous, de dégradés. La progression de la lecture en oblique, du pilier vers la lampe, des teintes plus foncées ou marquées vers le blanc absolu en passant par les silhouettes plus ou moins diffuses des promeneurs, m’ont entrainé dans un espace cotonneux… J’ai alors ressenti un manque, une impression d’inachevé, face à ce blanc absolu. Pour moi, mais c’est mon esprit cartésien qui cherche à tout moment des points de repère, il me manque de la matière dans la partie haute de l’image. J’aurais aimé y trouver des éléments en filigrane, comme sous la passerelle…

 1/4 heure photo du 13 Avril 2016 : Le passage par Denis Mouron

2016 04 qhp dmou cc
Un premier commentaire de François Spring :

1/10s f/5.6 ISO100 16mm (35mm eq:24mm). Je dois dire que si le sujet très architectural choisi par Denis donne au premier abord une bonne impression par l’effet de symétrie d’abord, par l’utilisation de teintes chaudes du jaune au marron en passant par toutes les nuances du crème au chamois. Par le choix du point de vue aussi, qui, en étant bien au-dessus du sol carrelé évite (presque) la fuite des verticales. L’exposition et la profondeur de champ sont également judicieusement choisies.

Mais alors d’où provient, au bout de quelques secondes d’observation, cette petite envie de bâiller et de passer à autre chose ?

Il me semble que ce que donne à voir la photo de Denis reste trop dans un entre-deux : pour un témoignage architectural il y a trop d’éléments épars qui ne sont pas suffisamment sous contrôle : la porte à droite qui masque la rampe, les panneaux annonceurs , la lampe grillée ou éteinte, aussi une petite faiblesse en netteté qui empêche d’identifier l’objet sur socle au milieu du passage et qui rend assez « illisible » les moulures apposées sur les rambardes du premier étage sans compter que le parallélisme des verticales aurait pu être repris sans trop manger sur la photo.

 1/4 heure photo du 23 mars 2016 : Le joueur d'échec par Bruno Scheibel

Photo Bruno Scheibel
Un premier commentaire, celui de Jean-Paul Marbach

Bruno a intitulé sa photo « auto-portrait », d'où la question : quelle image de soi veut-il donner ? Est-ce que la manière dont il s'y est pris est convaincante ? Au-delà d'une approche scénique immédiate, a-t-il voulu faire passer un message ?

Eléments de réponse : j'observe ici une mise en scène qui relève d'une réflexion préalable, ce qui s'oppose aux selfies spontanés. Pour qu'il y ait auto-portrait, il ne suffit pas que l'opérateur soit le modèle. La réflexion précède l'action.

Premier élément : Bruno est un acteur, il s'est mis en situation et a déclenché (apparemment avec une télécommande qu'il tient dans la main droite fermée). Est-ce qu'on y croit ? Pour moi, le résultat est convaincant. L'exercice est réussi. Petit bémol néanmoins : l'expression forcée du visage qui dramatise la scène pourrait exprimer à la fois un furieux dépit et un éclat de rire..., mais à la vue du jeu d'échec, le doute n'est plus permis. Bruno est battu à plates coutures et en est furieux. Le geste de s'arracher les cheveux aurait peut-être levé l’ambiguïté, si tant est qu'elle existât. Conclusion : Bruno est un bon acteur, on y croit.
Deuxième élément : quelle autre image Bruno donne-t-il ? Faut-il y voir un message ? je vois un perdant furieux. Est-ce le message qu'il veut véhiculer ? Pour moi, les mises en scène ne sont pas anodines et seul Bruno peut nous éclairer éventuellement à ce sujet. En tout cas, l'image interpelle et c'est l'essentiel.

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