1/4 heure photo du 8 Février 2017 : "Kerala" de Alain Thebault

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L'analyse de Armand Troestler :

Avec cette image, nous sommes quelque part à cheval entre le portrait, la photo de reportage et l’instantané.
Nous voyons une petite fille indienne dans l’embrasure d’une porte qu’elle vient peut-être d’ouvrir. Elle semble dire quelque chose et a l’index de sa main gauche mystérieusement pointé vers le haut.

Alan, dans le texte qu’il a ajouté à son envoi, attache une grande importance à ce geste, en fait un peu le centre d’intérêt de l’image et nous invite à trouver comme il dit « la suite du roman ». Désolé, mais je ne suis pas romancier ! Je vais me contenter d’essayer en toute modestie de parler de ce que je vois, comprends ou ressent.
Alors ce geste nous interpelle bien sûr, mais apporte-t-il quelque chose à l’image ou au contraire perturbe-t-il sa lecture ? C’est la première question que je me pose.

1/4 heure photo du 25 Janvier 2017 : "Oh my Goodness" de Pierre Heckel

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L'analyse de Marie-Élisabeth Molaro :

Un mail de Pierre : « Oh my Goodness » ! Après cette première impression, passons à mon analyse.
À la première lecture de cette photo, je suis interpellée par l’enseigne de ce coffee shop « 13 Rue de la Première Armée à Strasbourg ».
À la seconde lecture, je comprends que le sujet principal en est la personne en fauteuil, comme en contemplation ou en méditation devant un lieu saint, lieu où cette personne ne veut pas se rendre malgré l’accessibilité des lieux, mais tout simplement parce que la scène se déroule à un arrêt de bus.
La règle des tiers est bien respectée et la lecture de l’image du bas droit vers le haut, ainsi que le savant cadrage en mode portrait (intentionnel ou pas, mais avec un petit bémol pour la découpe du bord gauche de la vitrine), nous invitent presque à la prière (prière pour que le bus arrive très vite ou que le coffee shop ouvre ses portes, car il semble fermé).

1/4 heure photo du 14 Décembre 2016 : "Spirale infernale" de Roland Jacquet

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L'analyse de Gilbert de Murcia :

Merci à Roland Jacquet pour nous donner l’occasion d’apprécier son travail. Comme d’habitude, aussitôt reçue, j’ai imprimé et installé la photo sur mon bureau pour m’en imprégner un peu chaque jour.

Cette photo m’a tout de suite fait penser à l’un des chapitres de photo-reportage de Sebastiao Salgado publié dans son très bel ouvrage en N&B ‘’La main de l’homme’’ : Il y écrit en épigraphe ‘’Ce livre est un hommage aux travailleurs, l’adieu à tout un monde qui est en train de disparaître lentement, un tribut à ces hommes et à ces femmes qui qui travaillent encore avec leurs mains, comme ils l’ont fait pendant des siècles’’.
Mais revenons à la photo de Roland, prise le 16/08/2016 avec un Canon EOS 550D muni d’un objectif Sigma 18-200 mm, quelque part sur les pentes d’un volcan, en Indonésie, ou en Amérique latine.

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