1/4 heure photo du 8 mars 2017 : "Olmoruo" de Colette Gigos

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L'analyse de Béatrice Lacour :

‘’Seul avec soi-même dans l’obscurité ’’, voilà un titre à donner à première vue à cette photo, étant en présence d’un jeune homme noir, seul dans un ‘’univers’’ noir. Cette photo propose le contexte d’un dialogue avec soi-même. Et l’on sent tout de suite un message profond, celui d’une concentration intense, voire d’une méditation avec soi-même. Il s’agit d’une réalité humaine et sociale.

Le cadrage horizontal permet de lire cette image de la gauche vers la droite, évoquant le calme. Avec un triangle parfait entre les lignes du visage et de l’ongle éclairé, tout est sobre : un seul être humain, ni décor, ni objet, du noir. Le visage dans le tiers gauche et la main dans le tiers droit en font une très belle composition. Les lignes de force sont horizontales, le visage du personnage regardant ses mains non jointes. Une faible source de lumière (est-ce une bougie ?), de face, met en exergue les lignes de son visage, le dos de la main droite qui a l’air déformée, et l’ongle de son pouce droit. Les formes sont arrondies, rien ne vient briser cette impression de sérénité et de quiétude.

1/4 heure photo du 22 Février 2017 : "Hors piste" de Christian Sauter

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L'analyse de Armand Troestler :

Aujourd’hui je ne vais pas donner un avis, mais deux. Pourquoi ? D’abord pour ne pas tomber dans la routine, ensuite parce que ça m’amuse (et ça compte !), qu’il ne faut pas se prendre trop au sérieux et qu’un peu d’humour ça fait toujours du bien. Carnaval n’est pas loin. Enfin, pour une raison plus pédagogique : donner deux opinions diamétralement opposées pour les mettre en perspective. De façon caricaturale certes pour l’une d’elle. Le jeu consiste à savoir laquelle je partage...

Avis I
Cette photo ne me séduit pas. Elle est vide comme le désert, et plate. Les couleurs sont ternes et délavées. Il n’y a rien à voir qu’un tas de sable et un petit bonhomme pris de dos qui s’en va. Le photographe a-t-il déclenché trop tard ? Et puis quel sens a-t-elle ? Personne ne se promène comme ça dans le désert sans la moindre goutte d’eau. En plus, elle est cadrée verticalement, en plongée, on ne voit ni le début ni la fin, on ne voit même pas où va ce type. On n’a aucun repère. Quelle drôle d’idée ! Bref, c’est une image pauvre et inaboutie.

1/4 heure photo du 8 Février 2017 : "Kerala" de Alain Thebault

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L'analyse de Armand Troestler :

Avec cette image, nous sommes quelque part à cheval entre le portrait, la photo de reportage et l’instantané.
Nous voyons une petite fille indienne dans l’embrasure d’une porte qu’elle vient peut-être d’ouvrir. Elle semble dire quelque chose et a l’index de sa main gauche mystérieusement pointé vers le haut.

Alan, dans le texte qu’il a ajouté à son envoi, attache une grande importance à ce geste, en fait un peu le centre d’intérêt de l’image et nous invite à trouver comme il dit « la suite du roman ». Désolé, mais je ne suis pas romancier ! Je vais me contenter d’essayer en toute modestie de parler de ce que je vois, comprends ou ressent.
Alors ce geste nous interpelle bien sûr, mais apporte-t-il quelque chose à l’image ou au contraire perturbe-t-il sa lecture ? C’est la première question que je me pose.

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