1/4 heure photo du 25 Mai 2016 : "Les pistes cyclables" par François Spring

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Un premier commentaire de Alain Thébault :

François, j’aime les photos qui m’arrangent, et pour parler de la tienne, il convient de prendre la bonne piste. Une page d’histoire, certes, qu’il me faut décrypter et le tout sur la position « arrêt » à l’ouverture. Je ferme les yeux et me voici en route pour l’aventure !
François aime enfourcher sa bicyclette et longer le canal du Rhône au Rhin afin de mesurer des performances qu’enfin j’ose imaginer. Après quelques minutes, j’ouvre les yeux.
À la lecture de l’image, je partage la démarche de François sur le fait qu’il puisse mettre pied-à-terre à l’approche d’un obstacle, ceci afin d’éviter d’embrasser cette pile de pont et voir trente-six flashs et perdre les trente-six vues de sa pellicule Ilford XP2. Je le vois le grand François qui dégaine avec son mythique et incassable Konika Hexar.
"Je vais me le faire ce pont, rien à l’horizon, j’arme et je déclenche". Vous avez devant vous le résultat.
Premier constat, la lumière a emprunté le canal et projeté François dans la dure réalité. Mais ce pont massif fait de l’ombre ! Deux panneaux font de la résistance, les arbres se plaignent, un cycliste s’échappe afin de connaître sa nouvelle destinée.

 1/4 heure photo du 11 Mai 2016 : "Félix, le gaucho buvant son maté" par Gilbert de Murcia

QHP du 11 mai 2016 : Gilbert de Murcia

Une première analyse de François Spring :

Gilbert est un habitué des places de podium : ses photos se classent très souvent dans les 3 premières des photos du mois. Gilbert est un bon ami, enfin j’espère que ça va continuer après ce soir, Gilbert est un homme tenace, quoique quelque fois impatient, il peut même être brutal … avec ses fichiers j’entends !
Cette photo je la connais bien puisque dès son retour d’Argentine, il me l’a fait parvenir, dans un avant-goût du futur album qu’il allait mettre sur son site, parmi d’autres dont celle classée première pour le mois de mars : la charrette abandonnée, une parfaite réussite.
Pas d’impatience, j’y viens ! mais un peu avant je voudrais encore parler d’une autre série de photos faite par Gilbert en Auvergne et plus précisément dans une étable où un agriculteur s’occupait à la fourche de la litière de ses génisses, je lui avais cité cette photo comme typique de l’erreur d’exposition à ne pas faire lorsqu’on est confronté à une lumière très difficile : et je lui montrai que s’il avait pré-visualisé sa photo il aurait vu que les quelques hautes lumières éclairant la scène seraient toutes grillées s’il suivait les indications de son appareil, en tous cas s’il s’agissait bien de rendre au mieux l’impression ressentie.

L'arrivée du Tram à Illkirch-Graffenstaden

Immortaliser les instant de la 1ère mise en circulation ouverte au public, c'est le défi qui a été imaginé par la Vill'A et l'Eurométropole. Ce défi a été relevé par un groupe de 16 photographes amateurs, accompagnés par trois membres du club photo local, le Club PhotoGraff'. L'objectif de cette journée du 23 avril 2016 consistait à réaliser des prises de vues photos tout au long du nouveau trajet de la ligne A, figer ces instants passagers dans les boitiers numériques (Réflexes - Bridges - Compacts - Smartphones) quelle que soit la météo du jour, trier et enfin agrandir ces images pour vous les restituer dans le cadre de cette exposition unique. Anthony, Caroline, Denis, Gilbert, Jacky, Jean-Yves, Joseph, Klaudia, Marie-Élisabeth, Meriem, Michel, Nathalie, Nicolas, Simone, Sophie et Steeve, accompagnés de Bruno, Louis et Pierre, vous laissent leurs photos en souvenir de cette journée.
"Merci pour cette belle journée (ensoleillée à l'intérieur), difficile de faire un choix des photos"… "Choisir c'est renoncer ... Un grand merci à vous tous"… "Bravo et merci pour ce moment très sympa"… "Citoyen allemand, bolivien, québécois, français... un chouette groupe"… "Une expérience unique, la richesse d'un groupe dans toutes ses diversités, le partage autour d'un thème commun, merci pour cette belle initiative ... à reconduire !".

voir les photos de l'album

 1/4 heure photo du 27 Avril 2016 : "Ils passent r'elles" par Bernard BERTRAND

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Une première analyse de Denis MOURON 

J’avoue que j’ai hésité avant d’accepter la proposition de Bernard… Et puis je me suis dit qu’il fallait bien y passer un jour ! Je vais donc tenter de vous livrer l’analyse d’un néophyte en la matière. Merci donc pour votre indulgence…

A la première lecture de la photo, j’ai commencé par ressentir une impression de tranquillité, de plénitude, tout comme l’eau qui s’écoule lentement, avec ces alternances de nuances de gris, de flous, de dégradés. La progression de la lecture en oblique, du pilier vers la lampe, des teintes plus foncées ou marquées vers le blanc absolu en passant par les silhouettes plus ou moins diffuses des promeneurs, m’ont entrainé dans un espace cotonneux… J’ai alors ressenti un manque, une impression d’inachevé, face à ce blanc absolu. Pour moi, mais c’est mon esprit cartésien qui cherche à tout moment des points de repère, il me manque de la matière dans la partie haute de l’image. J’aurais aimé y trouver des éléments en filigrane, comme sous la passerelle…

 1/4 heure photo du 13 Avril 2016 : Le passage par Denis Mouron

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Un premier commentaire de François Spring :

1/10s f/5.6 ISO100 16mm (35mm eq:24mm). Je dois dire que si le sujet très architectural choisi par Denis donne au premier abord une bonne impression par l’effet de symétrie d’abord, par l’utilisation de teintes chaudes du jaune au marron en passant par toutes les nuances du crème au chamois. Par le choix du point de vue aussi, qui, en étant bien au-dessus du sol carrelé évite (presque) la fuite des verticales. L’exposition et la profondeur de champ sont également judicieusement choisies.

Mais alors d’où provient, au bout de quelques secondes d’observation, cette petite envie de bâiller et de passer à autre chose ?

Il me semble que ce que donne à voir la photo de Denis reste trop dans un entre-deux : pour un témoignage architectural il y a trop d’éléments épars qui ne sont pas suffisamment sous contrôle : la porte à droite qui masque la rampe, les panneaux annonceurs , la lampe grillée ou éteinte, aussi une petite faiblesse en netteté qui empêche d’identifier l’objet sur socle au milieu du passage et qui rend assez « illisible » les moulures apposées sur les rambardes du premier étage sans compter que le parallélisme des verticales aurait pu être repris sans trop manger sur la photo.

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