1/4 heure photo du 24 Mai 2017 : "Mantille et Capirote ou la Semaine Sainte à Séville" de Colette Gigos

2017 05 qhp cgig cc
L'analyse de Bernard Bertrand :

Ma première question a été pour Colette afin de savoir si c'était à cause des "costumés" qu'elle me demandait de faire l'analyse de cette photo... Car il s'agit bien d'une certaine manière d'une photo de costumes, mais le contexte est différent, il s'agit ici de religion.
L'intitulé donne le ton : "Mantille et capirote ou la Semaine Sainte à Séville".

J'avoue avoir été un moment perturbé par la partie gauche de l'image qui est fortement dans l'ombre et la partie droite qui est presque surexposée. Mais l'avantage de cette partie blanche, c'est qu'elle permet de montrer les détails de la mantille. Il y a aussi cette harmonie des triangles qui en résulte. Juste un petit regret pour la partie droite du capirote qui est coupée.

 

1/4 heure photo du 26 avril 2017 : "Bon appétit" de Jean-Paul Marbach

2017 04 qhp jpma cc
L'analyse de Michel Bintz :

Alléluia mes sœurs et mes frères ! Pour sortir de la routine, ça sort de la routine !

Et de grâce ce soir ne parlons pas de tiers, ni de nombre d’or, ni de carré, ni de diagonale. Ne parlons pas de technique.

Pour une fois parlons d’émotions, les émotions étant certes par définition difficiles à retranscrire.

Quand j’ai ouvert ce mail, cette photo, un choc, une réelle émotion, mais pas religieuse, ni anti-religieuse quoique, nous inviterait-elle à bouffer du curé !

 

 

1/4 heure photo du 12 avril 2017 : "Poisson d'avril" de Robert Klauth

2017 04 qhp rkla cc
L'analyse de François Spring :

Il y eut Robert Bresson : 1951, Journal d'un curé de campagne ; 1956, Un condamné à mort s'est échappé ; 1962, Procès de Jeanne d'Arc ; 1966, Au hasard Balthazar ; 1967, Mouchette.
Puis vint Robert Zemeckis : 1984, À la poursuite du diamant vert ; 1985, Retour vers le futur ; 1988, Qui veut la peau de Roger Rabbit ? ; 1994, Forrest Gump.
Il faudra compter maintenant avec Robert Klauth car pour ce qui est des mises en scène, voilà un lascar qui sait s’y prendre et qui sait trouver ses sujets. Rappelez-vous aussi de sa série précédente avec ce conducteur, sa voiture, ses acolytes et les feux de circulation.

À une époque, j’étais plutôt de ceux qui avaient assez peu de considération pour la photo « mise en scène » et j’avais éprouvé une certaine déconvenue quand j’avais appris que « Le baiser » de Doisneau faisait dorénavant partie de cette catégorie.

1/4 heure photo du 8 mars 2017 : "Olmoruo" de Colette Gigos

2017 03 qhp cgig cc
L'analyse de Béatrice Lacour :

‘’Seul avec soi-même dans l’obscurité ’’, voilà un titre à donner à première vue à cette photo, étant en présence d’un jeune homme noir, seul dans un ‘’univers’’ noir. Cette photo propose le contexte d’un dialogue avec soi-même. Et l’on sent tout de suite un message profond, celui d’une concentration intense, voire d’une méditation avec soi-même. Il s’agit d’une réalité humaine et sociale.

Le cadrage horizontal permet de lire cette image de la gauche vers la droite, évoquant le calme. Avec un triangle parfait entre les lignes du visage et de l’ongle éclairé, tout est sobre : un seul être humain, ni décor, ni objet, du noir. Le visage dans le tiers gauche et la main dans le tiers droit en font une très belle composition. Les lignes de force sont horizontales, le visage du personnage regardant ses mains non jointes. Une faible source de lumière (est-ce une bougie ?), de face, met en exergue les lignes de son visage, le dos de la main droite qui a l’air déformée, et l’ongle de son pouce droit. Les formes sont arrondies, rien ne vient briser cette impression de sérénité et de quiétude.

Rechercher