1/4 heure photo du 12 Octobre 2016 : "Les Tournesols" de Marie-Elisabeth Molaro

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Une première analyse de Françoise Pierre :

Élisabeth a photographié un paysage estival : des tournesols à l'apogée de leur floraison. Les tournesols, sujet prisé des grands peintres (Van Gogh, Monet, Mondrian, Buffet, Klimt, Matisse…), toujours présents dans la décoration contemporaine, sont le plus souvent mis en scène (vases, fleurs fanées…). Ici, peu de mise en scène : grand angle (28 mm), en légère contre-plongée : photo champêtre prise sur le vif.
Ce choix restreint les possibilités de composition. Les lignes verticales des tiges structurent l'image. Les grosses fleurs rondes sont réparties sur 3 lignes horizontales. L'ensemble est composé de 3 plans verticaux successifs parfaitement nets (f/22), faisant apparaître les fleurs plus petites à l'arrière plan. Cet effet de perpective est probablement dû à la focale utilisée. Cette composition me dérange un peu.

 

 1/4 heure photo du 28 Septembre 2016 : "Fred & Bruna" par Alain Goirand

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Une première analyse  de Christian Sauter :

L'intention d'Alain est claire. La photo proposée est vivante et « prise sur le vif ». Bonne incitation à notre égard pour le thème de la prochaine exposition.

Connaissant l'auteur, il ne pouvait s'agir que d'une proposition en noir et blanc. Le sujet l'impose d' ailleurs naturellement. Le plan est serré et frontal. La lecture de ce message humaniste est évidente. L’œil suit une ligne en diagonale et parcourt, par des aller-retours, des éléments expressifs très bien rendus : un visage d'homme, sa main resserrée, sa chienne, les regards et bien sûr la langue sur le menton de son maître. Cette composition là signifie un sentiment réciproque de grande empathie entre les protagonistes.

On croit presque entendre « tu es ma chienne, tu es mon maître »

 

 1/4 heure photo du 08 Juin 2016 : "L'écume des jours" par Roland Jacquet

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Une première analyse  de Armand Troestler :

L’image est construite sur une ligne dynamique, une diagonale, celle du bastingage, qui la divise en deux.
Au premier plan le bateau avec deux jeunes femmes assises près du garde-corps. Dans la partie opposée, la mer, l’écume, le jet-ski placé exactement, et pas par hasard, entre les filles. Celles-ci observent avec plus ou moins d’attention l’homme s’approchant ou les suivant en scooter des mers dans le sillage blanchâtre du navire.
Elles sont vues de dos et on ne peut donc que deviner leurs regards à leur attitude. Celle de gauche semble plus attirée par le nouvel arrivant : elle a la tête relevée, symboliquement un bras de l’autre côté de la balustrade. Celle de droite semble plus indifférente et repose sa tête sur ses bras croisés.
Par contre, on remarque bien le regard souriant et un peu racoleur de l’homme assis sur son engin, tourné vers elles comme s’il voulait les rejoindre. Un regard sans lequel, à mon avis, cette photo perdrait beaucoup de son intérêt.

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