1/4 heure photo du 14 Décembre 2016 : "Spirale infernale" de Roland Jacquet

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L'analyse de Gilbert de Murcia :

Merci à Roland Jacquet pour nous donner l’occasion d’apprécier son travail. Comme d’habitude, aussitôt reçue, j’ai imprimé et installé la photo sur mon bureau pour m’en imprégner un peu chaque jour.

Cette photo m’a tout de suite fait penser à l’un des chapitres de photo-reportage de Sebastiao Salgado publié dans son très bel ouvrage en N&B ‘’La main de l’homme’’ : Il y écrit en épigraphe ‘’Ce livre est un hommage aux travailleurs, l’adieu à tout un monde qui est en train de disparaître lentement, un tribut à ces hommes et à ces femmes qui qui travaillent encore avec leurs mains, comme ils l’ont fait pendant des siècles’’.
Mais revenons à la photo de Roland, prise le 16/08/2016 avec un Canon EOS 550D muni d’un objectif Sigma 18-200 mm, quelque part sur les pentes d’un volcan, en Indonésie, ou en Amérique latine.

 1/4 heure photo du 23 Novembre 2016 : "Larmes de pluie" de Patrick Stiegler

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L'analyse de Myriane Guyot :

Je découvre l’image de l’auteur, Patrick Stiegler. D’emblée, l’ambiance est donnée : la pluie bien présente, sur la vitre qui délimite l’espace… ainsi tout naturellement l’auteur a gardé le format portrait ; une pluie drue, ruisselante, à en croire les grandes coulées d’eau formant d’intéressantes diagonales avec le foisonnement des gouttelettes entre les lignes obliques et élaborant un filtre qui va donner à la photographie une atmosphère particulière et lui apporter du flou.
Du fait des conditions climatiques, la lumière est peu marquée, laissée en l’état par l’auteur qui semble guidé par le respect d’une certaine authenticité de l’histoire qu’il souhaite partager avec nous. L’auteur, en effet, n’a pas choisi de pousser le curseur du contraste, il nous oblige à rechercher, dans sa palette de camaïeu gris, tous les détails de son tableau photographique.
D’emblée, mon œil est attiré par le couple situé sur le côté inférieur droit de la photo, situation à l’impact très fort sur une image ; je tourne autour de ce duo comme une spirale et je m’en détache pour reprendre la lecture habituelle d’une photo, de la gauche vers la droite : je suis le muret, puis remonte l’arche des arbres, je redescends sur le petit lampadaire en faisant une boucle autour de la lampe, retrouve le duo puis remonte jusqu’aux faîtes de ce que j’imagine être des peupliers à l’arrière-plan.

 1/4 heure photo du 09 Novembre 2016 : "Lire à Venise" de Michel Bintz

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L'analyse de François Spring:

Vous aurez remarqué qu’en général s’il y a un texte, ou une personne (ou les deux à la fois) représenté sur une photo, ces éléments qui pourraient en principe n’être que des éléments parmi d’autres focalisent immédiatement l’attention de l’observateur et donc la lecture qu’il fera de cette image en sera imprégnée exactement comme en cosmologie où la masse d’un corps déforme le champ gravitationnel autour d’elle et modifie la trajectoire des autres corps à proximité.

Passées ces généralités et cette digression astronomique, revenons-en à cette photo de Michel.

C’est un lieu, un peu bizarre parce qu’on ne saisit pas immédiatement ce dont il s’agit, extérieur mais avec comme un doute : peut-être un lieu autrefois à l’extérieur mais aujourd’hui couvert, par une verrière peut-être… Et des livres (des écrits donc), en gros paquets, ficelés, et recouverts de vieux tapis usés ; l’usage en a sensiblement évolué puisque les voilà devenus marches d’escalier, ce qui nous est confirmé par écrit (en anglais, mais les livres semblent plutôt en allemand, eux).

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