1/4 heure photo du 08 novembre 2017 : "France rurale" de Alain Goirand

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L'analyse de François Spring :

"France rurale", j’aime bien ce titre au caractère si général pour une photo qui fleure bon l’anecdote, et pas que, car s’il s’agit de parfum ou plutôt d’odeur...

C’est toute une partie de mon enfance faite de vacances campagnardes, de jeudis ou de dimanches chez le père Duchêne même que la vache avait vêlé ce jour-là, qui ressurgit !

Alain ! Ta photo c’est ma madeleine de Proust, mais pas trempée dans le thé, ça non, je crois même bien qu’à cette époque je ne savais même pas que ça existait cette affaire-là, nous c’était plutôt la cafetière au coin du feu ou alors des fois la boldoflorine ou le tilleul mais pas en miettes et dans son pochon de tissu fermé d’un cordon. Mais bon, revenons-en au sujet quand même, ne jamais se laisser envahir par les émotions quand on est juge !

1/4 heure photo du 11 Octobre 2017 : "Petit Briefing" de Gilbert De Murcia

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L'analyse de Alain Hamdi :

Avec une taille respectable de 3/2 en format grand angle, Gilbert nous présente sa photo en noir et blanc. Excellent choix d’ailleurs de l’avoir convertie pour éviter une multitude de couleurs inappropriées.
La profondeur de champ est courte et la netteté visible. Je préfère aborder l’aspect de la composition, c’est-à-dire la façon dont les différents éléments de la scène sont arrangés. Pour moi, on dirait une règle des tiers, mais nos yeux ne savent pas où aller quand on la regarde pour la 1ère fois. Il faut d’abord observer à gauche, à droite, en haut, puis finir vers le bas pour la comprendre. Le point fort de la photo est l’homme que j’appellerai le guide. Les femmes sont debouts et le groupe d’enfants assis, mais les deux fenêtres très lumineuses viennent perturber la lecture de la photo.

1/4 heure photo du 14 Juin 2017 : "Jour de lessive" de Gilbert De Murcia

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L'analyse de Françoise Pierre :

Cette photo est extraite d’un album de voyages que l’on peut retrouver sur le site de Gilbert : papirazzi.smugmug.com.  Elle a été prise dans le quartier populaire de Barraca à Sal Rei, sur l'île de BoaVista au Cap Vert : c’est une photo documentaire.
Les couleurs sont la signature de Gilbert. On retrouve souvent le jaune, le vert, le rose, le bleu (pas ici) qui éclairent ses photographies sur fond plus pastel, plus neutre (sur le cliché il s’agit de blanc, de beige et de gris clair). Je pense d’ailleurs que ce sont les couleurs des vêtements suspendus qui ont attiré son regard.
"Jour de lessive", tel en est le titre ! Certes, les fils et le linge qui y est suspendu occupent une grande partie de l’image. Sur une île désertique où l’eau est rare, on ne peut être qu’admiratif devant le soin apporté à l’entretien du linge. Mais l’intérêt du cliché est incontestablement la présence de la jeune femme noire parfaitement mise en valeur :

1/4 heure photo du 24 Mai 2017 : "Mantille et Capirote ou la Semaine Sainte à Séville" de Colette Gigos

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L'analyse de Bernard Bertrand :

Ma première question a été pour Colette afin de savoir si c'était à cause des "costumés" qu'elle me demandait de faire l'analyse de cette photo... Car il s'agit bien d'une certaine manière d'une photo de costumes, mais le contexte est différent, il s'agit ici de religion.
L'intitulé donne le ton : "Mantille et capirote ou la Semaine Sainte à Séville".

J'avoue avoir été un moment perturbé par la partie gauche de l'image qui est fortement dans l'ombre et la partie droite qui est presque surexposée. Mais l'avantage de cette partie blanche, c'est qu'elle permet de montrer les détails de la mantille. Il y a aussi cette harmonie des triangles qui en résulte. Juste un petit regret pour la partie droite du capirote qui est coupée.

 

1/4 heure photo du 26 avril 2017 : "Bon appétit" de Jean-Paul Marbach

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L'analyse de Michel Bintz :

Alléluia mes sœurs et mes frères ! Pour sortir de la routine, ça sort de la routine !

Et de grâce ce soir ne parlons pas de tiers, ni de nombre d’or, ni de carré, ni de diagonale. Ne parlons pas de technique.

Pour une fois parlons d’émotions, les émotions étant certes par définition difficiles à retranscrire.

Quand j’ai ouvert ce mail, cette photo, un choc, une réelle émotion, mais pas religieuse, ni anti-religieuse quoique, nous inviterait-elle à bouffer du curé !

 

 

1/4 heure photo du 12 avril 2017 : "Poisson d'avril" de Robert Klauth

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L'analyse de François Spring :

Il y eut Robert Bresson : 1951, Journal d'un curé de campagne ; 1956, Un condamné à mort s'est échappé ; 1962, Procès de Jeanne d'Arc ; 1966, Au hasard Balthazar ; 1967, Mouchette.
Puis vint Robert Zemeckis : 1984, À la poursuite du diamant vert ; 1985, Retour vers le futur ; 1988, Qui veut la peau de Roger Rabbit ? ; 1994, Forrest Gump.
Il faudra compter maintenant avec Robert Klauth car pour ce qui est des mises en scène, voilà un lascar qui sait s’y prendre et qui sait trouver ses sujets. Rappelez-vous aussi de sa série précédente avec ce conducteur, sa voiture, ses acolytes et les feux de circulation.

À une époque, j’étais plutôt de ceux qui avaient assez peu de considération pour la photo « mise en scène » et j’avais éprouvé une certaine déconvenue quand j’avais appris que « Le baiser » de Doisneau faisait dorénavant partie de cette catégorie.

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